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 - scénario catastrophe -  

 

FILM B

 

 

Une pièce qui ressemble à une salle d’interrogatoire. Quatre personnes sont assises.

On les reconnait à leur tenue vestimentaire : un arbitre, un joueur, un entraîneur,

un supporter. Ils ont le visage tuméfié, tâché de sang. Ils ont leurs vêtements en lambeaux. L’arbitre tient son bras en écharpe. Le joueur a la tête entourée d’un bandage.

Les deux autres sont également mal en point. L’image bascule vers la figure d’un policier

en uniforme. 

 

Policier : « Bonjour messieurs. Ce dimanche 12 mai entre 15h et 17h, vous avez joué un match qui ne s’est jamais terminé en raison de multiples faits de violences. Que s’est-il passé ? »

La caméra passe de visage en visage mais personne ne répond. Tout à coup, un homme

qui ressemble à un journaliste entre dans la pièce. Il dit

Journaliste : « j’y étais. J’ai tout vu. J’ai filmé ».

Il met la cassette dans le magnétoscope et le titre s’affiche : « je vous parle d’un sport

qui ressemble à la guerre »

 

Un stade de football comme il en existe des centaines. Un terrain et une surface technique bien tracés. Un club house faisant office de buvette et de secrétariat du club jouxte

les vestiaires. Une entrée au stade par des barrières et une main courante autour du terrain. Une tribune couverte située à proximité des vestiaires et du côté des bancs de touche.   

Nous sommes le dimanche 12 mai. Je suis journaliste à l’hebdomadaire sportif « le monde

du sport ». Je dois suivre un match de football où le vainqueur est assuré de monter en division supérieure et le vaincu assuré de descendre. C’est un championnat à deux équipes.

Il est 14h15. Nous sommes à moins d’une heure du coup d’envoi. Je regarde la pelouse.

Il fait beau. Un temps idéal pour jouer au football. Je m’approche du club house.

Deux hommes et une femme s’affairent derrière le bar et dans la salle. La porte est fermée. Quelqu’un arrive. C’est l’arbitre… Il reste à l’extérieur.

 

L’un des dirigeants dans le club house : « tiens, voilà l’arbitre...Je crois qu’on l’a déjà eu. Souviens toi, ce jour-là on avait perdu à cause de lui...Il nous avait refusé un but

pour un hors-jeu imaginaire dans les arrêts de jeu… »

 

Les autres : « ouais ouais… je me souviens bien. Qu’est ce qu’on fait ? on lui dit de rentrer ? »

Le dirigeant : « laisse le mariner encore un peu, de toute façon les joueurs ne sont pas encore là. »

 

L’arbitre regarde sa montre et se rend compte que ses assistants ne viendront pas aujourd’hui. Comme on ne vient pas le chercher pour lui indiquer son vestiaire, il décide d’aller vérifier seul l’état du terrain…Pendant ce temps-là les deux équipes arrivent pratiquement en même temps. Les visiteurs investissent directement leur vestiaire pendant que les locaux viennent saluer

les bénévoles du club house. L’entraîneur s’adresse à eux :   

 

L’entraîneur : « c’est l’arbitre là-bas ? fait déjà du zèle ? »

Un bénévole : « tu parles, à peine arrivé il est même pas venu nous dire bonjour. Il est parti directement vérifier les filets... »

Un autre : « de toute façon, on l’a déjà eu. Souviens-toi

L’entraîneur : je me souviens, c’était il y a  trois ans...il nous avait refusé trois penalties. »

L’un des bénévoles : « oui, c’est ça. Des penalties, c’est comme des buts refusés ».

L’arbitre finit par rentrer dans le clubhouse. On lui indique son vestiaire après une furtive poignée de mains.

 

Pendant qu’il découvre un réduit à peine entretenu,  l’entraîneur local et les bénévoles parlent du match aller.

 

L’un des bénévoles : « faut gagner aujourd’hui hein ? C’est absolument important ».

L’entraîneur : « on va déjà régler le contentieux qu’on a eu à l’aller »

L’autre bénévole : « C’est vrai que c’était bien chaud. Pas si méchant mais on avait

quand même pris deux rouges… La commission nous avait bien sanctionné tiens… »

 L’entraîneur repart dans son vestiaire.  Je suis posté de manière à entendre ce que les deux entraîneurs recommandent à leurs joueurs.

 

  C’est mot pour mot la même chose. Ils parlent d’ « honneur à laver », de « justice à faire », de « règlements de compte » et surtout d’un arbitrage qui s’annonce médiocre 

 

Sur l’aire de jeu. Le temps est toujours au beau fixe. Une dizaine de spectateurs tout au plus, dans la tribune et à proximité de la main courante, observe l’échauffement des joueurs

Dans la buvette, les « habitués » sont là et prennent leur consommation…

Les échauffements des uns et des autres démarrent 15 minutes avant le coup d’envoi.

L’arbitre a à peine le temps de faire deux longueurs de terrain qu’il doit rejoindre son vestiaire tout en appelant les capitaines. En entrant dans la buvette, il demande à l’un des bénévoles d’aller chercher les deux entraîneurs…

L’arbitre : « faut m’appeler les deux entraîneurs pour qu’on tire au sort les assistants vu

que les officiels ne sont pas là. »

Le bénévole : « on va s’en occuper m’sieur »

 

SQ 10 INT/JOUR_1 arbitre, 2 cap, 2 entraineurs

Le vestiaire de l’arbitre. Une douche et des toilettes distinctes, un bureau et une chaise pour les formalités administratives. Rien n’a été prévu visiblement pour faciliter le confort de l’arbitre. Le vestiaire n’a pas été nettoyé depuis un certain temps visiblement…

Les capitaines arrivent. Seul l’arbitre prend la parole. Il rappelle quelques lois du jeu, demande à ce que l’on ne conteste pas ses décisions, qu’il est un arbitre et qu’il est là pour faire respecter les lois du jeu. Il termine pendant que les deux représentants des clubs lui communiquent l’identité des assistants  

 

Entraîneur 1 : « c’est le délégué au terrain qui fera la touche. On n’a personne d’autre. »

 

Entraineur 2 : « et nous c’est un joueur. Mais est-ce que je peux le laisser quand même sur la feuille de match pour le faire rentrer ? »

 

L’arbitre : « mais vous plaisantez ? non, non c’est pas possible. Le match ne peut pas avoir lieu. Y faut des vrais juges de touche. On va appeler la Ligue. »

 

L’un des deux capitaines : ça y est, ça commence… »

 

L’arbitre : « comment ça, ça commence ? Qu’est-ce qui commence ? »

 

L'entraineur du capitaine : « allez on se calme. Vous allez faire jouer le match. Tout le monde est là, on va s’arranger… »

 

L’arbitre demande alors si tout le monde est d’accord pour faire jouer le match, et comme c’est le cas, il leur donne rendez-vous sur le terrain dans trois minutes.  Les deux entraîneurs et les capitaines retournent à leur vestiaire en passant pas la buvette.  

 

De nombreux spectateurs s’y trouvent déjà et tout le monde entend ce que l’entraineur local lance à l’un des bénévoles :

L’entraîneur : » on a encore hérité d’un sacré numéro, je vous le dis…Il voulait pas faire jouer le match parce qu’il manque deux juges de touche ».

S’en suivent des discussions à bâtons rompus qui accusent la mauvaise gestion de l’arbitrage en France, la mauvaise qualité des arbitres, l’idée convenue qu’un arbitre n’est qu’un joueur raté.

Je reviens alors dans le vestiaire de l’arbitre et l’entend se confier le téléphone portable à l’oreille :

L’arbitre : « je t’assure ça va mal se passer. Ils m’ont obligé à faire jouer le match, je te rappelle à la mi-temps. »

 

Dans le vestiaire des équipes les entraineurs exacerbent l’esprit de compétition, demandent de tout donner et surtout aujourd’hui, en raison d’un mauvais arbitrage inévitable.        

 

SQ 16 EXT/JOUR Terrain. 1e mi-temps. Le terrain, la tribune et la main courante derrière les bancs.

Une petite centaine de spectateurs, principalement installés le long de la main courante, derrière les bancs, pour être au plus près du jeu. 

La rencontre démarre tranquillement. Les occasions sont rares, les équipes s’observent.

Il faut attendre la demi-heure de jeu pour voir la première occasion. A la suite d’un centre, l’équipe 1 manque de peu la cible. Le gardien intercepte le ballon, relance rapidement

et sur la contre-attaque, l’équipe 2 bénéficie d’un penalty.

Plusieurs joueurs de l’équipe 1 contestent la décision avec véhémence et menacent l’arbitre. 

 

Plusieurs joueurs de l’équipe 1 : « mais y a jamais penalty…il a plongé, le juge de touche

n’a rien signalé, vu qu’il est avec eux… »

L’arbitre convoque alors les deux capitaines

L’arbitre : « je suis désolé, je vais être obligé de multiplier les sanctions, je ne peux pas

me faire insulter comme ça... »

Le numéro 4 de l’équipe 1 demande alors à ses joueurs de se calmer. Il essaie aussi

de raisonner quelques spectateurs de plus en plus virulents… Il n’y parvient pas. L’arbitre distribue 5 cartons jaunes dont deux à des remplaçants assis sur le banc.  

 

L’entraineur de l’équipe 1 (au moment où le penalty va être tiré) : « il va l’rater, il va l’rater. On va l’arrêter. On va pas perdre contre ça quand même, ils sont nuls… »

 

L’entraîneur 2(directement à son acolyte) :

« on n’est peut être nuls, mais on va mener 1/0. » 

 

Le penalty est marqué. Le tireur vient narguer quelques spectateurs et l’entraineur des visiteurs ajoute en direction de l’entraineur adverse

 

L’entraîneur 2 : « on est nuls, on mène 1/0…Vous vous êtes bons, mais vous perdez 1/0. C’est le football… »    

 

 Entraîneur 1 : « ferme ta gueule toi. Si on perd, on va vous pourrir le match après… »  

 

Le capitaine de l’équipe menée se dirige ensuite vers le buteur.

Capitaine : « tu finis pas le match aujourd’hui. On va peut être perdre…mais toi, tu vas perdre une jambe »      

 

L’arbitre est déjà au centre du terrain. Il regarde sa montre et indique aux bancs de touche qu’il reste 4 minutes avant la mi-temps…

L’entraîneur : « c’est pas possible, il reste ¼ d’heure à jouer… »

 

Des spectateurs hurlent. L’arbitre corrige alors son décompte du temps ce qui a pour effet d’enclencher la colère de l’entraîneur visiteur.

 

Entraineur 2 visiteur : « c’est un scandale, c’est scandaleux, c’est vous qui arbitrez, pas le public ! » 

 

Le n°4 se dirige alors vers l’arbitre.

Joueur n°4 : « regardez bien ce qui se passe entre mon n°8 et le capitaine d’en face Monsieur l’arbitre. Ca va mal finir »

L’arbitre : « laissez-moi gérer tout ça et occupe toi de ton ballon… »

Le jeu reprend, il se durcit mais aucun nouveau fait de jeu ne déclenche d’hostilités. La mi-temps est sifflée.    

 

Les joueurs regagnent leur vestiaire dans la confusion. Insultes et menaces sont échangées de part et d’autre. Des spectateurs s’en mêlent mais s’adressent en particulier à l’arbitre

Seul le numéro 4 de l’équipe 1 parvient à garder son calme et accompagne l’arbitre jusqu’à son vestiaire. 

 Je l’accompagne aussi.   Il ne me voit pas. Je n’existe pas pour lui. Il ne pense qu’à reprendre son téléphone pour appeler son épouse.  

 

L’arbitre : « je te l’avais dit…Y a tout qui part en sucette. Je vais appeler la police, non c’est toi qui va la prévenir…Si ça se passe mal, c’est toi qui appelle la police ».

 

Il raccroche et semble vouloir reprendre la partie. Je lui indique alors qu’il est trop tôt et que ce qu’il a demandé à la personne au bout du fil est impossible.

 

L’arbitre : « pourquoi ? »

 

Le journaliste : « comment voulez-vous qu’elle sache que ça se passe mal ? »

L’arbitre : « j’vais garder mon portable pendant la 2ème mi-temps. On a un code, je fais sonner une fois… »

 

Je le quitte pour sentir l’ambiance des vestiaires des deux équipes.  

Je traverse la buvette. Des supporters me demandent alors :

 

Supporters : « faudra tout raconter hein…Oui, et surtout que l’arbitre il est vraiment contre nous… »

 

Je les quitte sans entendre d’autres doléances. Je n’ai pas à m’approcher des vestiaires pour entendre ce qui s’y déroule L’entraineur de l’équipe 1hurle ses consignes puis marque un temps d’arrêt, puis hurle de nouvelles consignes. Ses joueurs ne disent rien, mais à chaque fois qu’il marque un temps d’arrêt, les joueurs du vestiaire d’à côté applaudissent en criant « bravo »…

 

L’arbitre siffle alors. Le match va reprendre.  

 

SQB22- 2e mi-temps Sur le terrain. Des phases de jeu. Les spectateurs sont de plus en plus vindicatifs et les commentaires, propos grossiers et insultes fusent de part et d’autre, sur le terrain et dans les tribunes. L’atmosphère se dégrade au fil des minutes…

 

Le match reprend et très vite, comme s’ils s’étaient entendus, les supporters locaux et l’entraineur mettent la pression sur l’arbitre central et le juge de touche visiteur. Ils tentent d’influencer leurs décisions, ce qui a pour effet de perturber les joueurs adverses et l’arbitre lui-même. Le jeu dur des locaux n’est plus sanctionné. Ils dominent la partie, manquent de peu d’égaliser, mais se font contrer. L’avant-centre visiteur est crocheté à quelques mètres de la surface de réparation, le tacle est rude, la faute est grossière, on entend le joueur hurler.   

 

L’arbitre : « jouez…jouez… ! »

 

L’entraîneur des visiteurs : « c’est un assassinat, c’est un assassinat !!! » 

 

Plusieurs joueurs visiteurs courent vers l’agressé et l’agresseur, les uns réconfortent le blessé, les autres bousculent le contrevenant non sanctionné. L’arbitre interrompt le match. Il calme les joueurs et constate la gravité de la blessure. Devant elle, les esprits se calment. C’est une fracture ouverte du tibia. On emmène le blessé au vestiaire et on appelle les secours… Le jeu reprend et l’arbitre donne un carton au contrevenant supposé. Celui-ci répond :

Le contrevenant : « mais c’est pas moi M’sieur l’arbitre ! »

 

Sur le banc on crie au scandale, les esprits s’échauffent de nouveau.

 

A ce moment là, un spectateur entre sur le terrain et vient bousculer l’arbitre. C’est le père du blessé. Il dit :

 

Le père : « un jaune pour ça ? Tu te rends compte, il a un métier, il va se retrouver au chômage, et la saloperie d’en face tu lui mets qu’un jaune ? »

Des joueurs raccompagnent le spectateur. L’arbitre appelle les deux capitaines et leur demande de calmer leurs joueurs.

  

 Des spectateurs crient _A tourner_ :

 Spectateurs : « c’est pas aux joueurs de faire la loi sur le terrain, c’est toi qui as le sifflet. Si tu sais pas t’en servir, on va t’le faire avaler… » (fin)

 

A ce moment là, les bancs s’agitent :

L’entraineur 1 (s’adressant à ses joueurs) : « c’est maintenant qu’il faut y aller, envoie le ballon dans la surface, des longs ballons, et puis tombez, tombez, tombez…. »

 

L’entraineur 2 : « c’est malin, pour un entraineur, tu donnes un sacré exemple ! »

   

Le numéro 4 des locaux s’approche alors de son entraineur et leur demande :

 

Numéro 4 : « tu crois pas qu’il faudrait calmer tout ça plutôt ? c’est plus un terrain ici, c’est un vrai champ de bataille. Je touche plus un ballon, je ne fais que gérer les uns et les autres… »

 

L’entraîneur visiteur : « c’est bien dommage qu’il y en ait pas plusieurs comme toi dans ton équipe »           

 

Cette entente de circonstances affaiblit l’entraineur local qui décide de sortir son numéro 4. A partir de là, les situations deviennent incontrôlables. Le match sera arrêté à une vingtaine de minutes du temps règlementaire à la suite d’une action litigieuse ayant déclenché une bagarre générale : Tout a démarré avec un penalty accordé aux locaux pour une faute parfaitement justifiée. Sous la pression des locaux, l’arbitre exclut l’auteur de la faute (bleu) par un carton rouge. Ses coéquipiers et l’entraineur crient au scandale

 

L’entraineur 2 : « là tu mets un rouge alors que tout à l’heure l’autre malade n’a eu

qu’un jaune ? Vaut mieux pas qui marquent pour toi… »   

 

Le penalty est botté. Et pendant ce temps là, des spectateurs commencent à se bagarrer dans les tribunes. Le ballon est frappé  au moment où un spectateur est poursuivi sur le terrain par deux autres supporters. Le but est marqué mais l’arbitre central demande à ce qu’il soit retiré. Au milieu des injures que lancent joueurs, entraineur et spectateurs locaux :

 

L’arbitre : « au moment du tir, y a des spectateurs qui sont sur le terrain.

C’est le règlement ! »    

                                                         

L’entraineur local entend et ajoute : « c’est un nouveau règlement où vous l’avez inventé là ? On se fait voler, on portera plainte à la Ligue et au Comité Olympique »

 

Le tireur s’apprête à retirer le penalty : la foule l’encourage à frapper le plus fort possible.

Il entend des « tue les ! tue les ». Il frappe, marque mais le gardien

qui n’a pas bouché s’effondre, le visage ensanglanté. C’est un supporter qui, voulant agresser le tireur, a malencontreusement blessé son propre gardien. 

 

L’arbitre, qui a tout vu, décide alors d’arrêter le match en déclarant aux deux bancs :

L’arbitre : « il faut appeler les secours, ça dégénère de tous les côtés, je ne peux pas contrôler les supporters locaux, je peux pas m’en sortir…. »

 

L’entraîneur 1 : « c’est un de leurs supporters qui a jeté la bouteille, il s’est trompé ! »

 

Les joueurs commencent à se battre. 

 Le supporter contrevenant est pris à partie par des supporters de son camp…  

 

De l’autre côté du terrain, le juge de touche est roué de coups par des individus qui regardaient le match à l’extérieur du stade.

 

L’entraîneur local : « tu nous as volés, tu nous as volés, tu vas pas t’en sortir comme ça… »

 

L’arbitre prend peur et court vers son vestiaire. L’entraineur local et quelques joueurs le suivent à la trace.

Des spectateurs l’empêchent d’accéder au clubhouse tandis que ça et là dans les tribunes éclatent échauffourées et violences. L’arbitre est coincé entre des joueurs, l’entraîneur et des spectateurs locaux. Le match est arrêté dans la confusion.

 

 L’arbitre  se réveillera une heure plus tard dan son vestiaire à côté du numéro 4 local qui, sentant l’atmosphère se dégrader, avait pris soin d’appeler la police locale. 

 

Dans le vestiaire de l’arbitre après les incidents. Dans le club house. Atmosphère tendue, beaucoup de gens sont énervés… 

 

Numéro 4 : « les policiers sont arrivés une minute après qu’ils aient commencé à vous frapper. Vous l’avez échappé belle… »

L’arbitre : « je n’arbitrerai plus jamais. C’était ma première saison. »

Un bénévole local qui se tenait là ajoute : « c’est pas vous qui nous avez arbitré il y a deux ans ? Pourtant au début du match, tout le monde a dit qu’on s’était fait voler déjà, à cause de vous. »

Le numéro 4 : « vous avez encore raconté n’importe quoi et à cause de vous, les esprits se sont échauffés avant même que le match ne commence.» 

Un policier : « il faut porter plainte Monsieur. En plus des sanctions disciplinaires.  Il faut porter plainte pour que ça n’arrive plus jamais »

Numéro 4 : « je vais vous accompagner jusqu’à la voiture de police et je reviendrai chercher votre voiture pour vous ramener chez vous. Je vais m’arranger »

 

A ce moment là, un bénévole qui a tout entendu lance aux dizaines de spectateurs massés dans le clubhouse :

 

Spectateur : « et en plus, y va porter plainte !!le club va disparaître… »

 

De nouveau les esprits s’échauffent. Les policiers tentent de calmer les plus excités

quand une personne vient brutalement ruiner tout espoir de vengeance. C’est une femme,

elle demande :

La femme : « où est mon mari ? je viens chercher mon mari ? qu’avez-vous fait à mon mari ? »

En entendant sa voix, l’arbitre apparaît et se met à pleurer. Il a honte que son enfant de 5 ans le voit dans cet état. Celui-ci lâche la main de sa mère, court vers son père, s’accroche

à lui en disant :

L’enfant : « Papa tu m’as menti, tu m’as dit que tu faisais du football, pas la guerre… »    

 

On revient dans la salle d’interrogatoire. La cassette est terminée. L’entraîneur, l’arbitre,

le joueur, le supporter prennent la parole en même temps et d’une voix déclarent :

 

Tous : « C’est exactement ce qui s’est passé. On ne comprend pas comment on en est arrivés là. »

Le journaliste : « l’important, c’est que ça n’arrive plus jamais. Chez vous et ailleurs ».

 

Le policier : « si vous aviez pris la peine d’accueillir humainement l’arbitre, ça se serait peut-être passé autrement. Mais il aurait fallu aussi que tout le monde soit au stade beaucoup plus tôt, qu’on ne raconte pas n’importe quoi sur l’arbitre, qu’on fasse attention à ce qui

se passe autour du terrain, qu’on se donne les moyens de faire jouer un match de football

dans de bonnes conditions. C’est comme cela qu’on évite les incidents. On  ne peut pas tout contrôler, et surtout pas quand on manque de gens pour le faire, et que ceux qui sont censés le faire oublient qu’ils sont sur un terrain de football. »

FIN FILM B

 

Scénario : Olivier Chovaux, Williams Nuytens.

Atelier SHERPAS, Université d’Artois.

Juillet 2008©

 

 

VOIR FILM A  

  « Je vous parle d’un sport où la violence n’existe pas… »

 

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Publié par - dans FANFOOT